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dimanche, octobre 18 2015

V pour Vendetta

Ce film est vraiment en phase avec ce qui se passe actuellement sur plusieurs points:

  • la dictature par une caste d'oligarques
  • le contrôle des populations par la terreur
  • la main-mise de l’État sur les media
  • l'abrutissement par des programmes TV débiles
  • la somnolence de la population (à part à la fin pour les besoins d'une fin...)
  • etc

J'aime particulièrement le discours de V à la télé. Il est vraiment bien fait.

Il y a néanmoins un domaine ou le film se plante lamentablement c'est au sujet de l'homosexualité qui est strictement interdite et réprimée dans le film alors qu'en ce moment ce qui est interdit c'est de la critiquer ou de critiquer les lobbies qui la défendent.
Du coup j'ai toujours un malaise quand le film arrive sur ce sujet. J'ai l'impression d'être à une autre époque, alors que pour tous les autres aspects du film cela semble pertinent.
En y réfléchissant, je pense que ce traitement de l'homosexualité est le résultat du lobby LGBT sur la production ou une propagande délibérée du réalisateur. Cela me semble évident maintenant.

A bien y repenser il y a quand même un autre aspect du film qui est à côté de la plaque c'est que l'action se passe en Angleterre et on y voit aucune personne d'origine étrangère. C'est assez frappant et là aussi on a l'impression d'être revenu dans un passé d'avant la seconde guerre mondiale.
On peut se demander pourquoi avoir fait un film qui semble se dérouler avant ou peu après la seconde guerre mondiale pour dénoncer principalement des problèmes contemporains.
En fait ces problèmes sont ceux du nazisme et peut-être que le film veut avertir sur une remonté possible du nazisme.
A ce sujet il faut noter que les partis nazis existants comme Aube Dorée en Grèce ou Svoboda en Ukraine ne sont pas vraiment combattus par les pouvoirs en place. Svoboda est même au gouvernement putschiste d'Ukraine installé et adoubé par les USA et l'UE !
Tout se rejoint finalement car le premier président de l'Europe était Walter Hallstein, un ancien nazi, et que l'objectif d'Hitler était de fédérer tous les États d'Europe dans une même entité. Cela ne vous rappelle rien ?
Le film est donc toujours d'actualité sur cet aspect, dommage que le message soit brouillé par la propagande LGBT.

samedi, septembre 13 2014

Regarder en arrière

Oui je sais il n'y a que les "has-been" qui regardent en arrière, les gagnants regardent vers l'avant. Dans Star Wars (une référence comme une autre...) Yoda lui préfère s'occuper du présent.
Quand je relis mes articles sur ce blog, je retrouve mes pensées et je suis souvent d'accord avec moi-même. Ce n'est pourtant pas une nécessité.
L'intérêt d'écrire est de se poser un minimum pour réfléchir et exprimer ce qu'on pense et de choisir aussi une opinion. Il y a des gens qui n'ont jamais aucun avis parce qu'il leur manque toujours des éléments d'information pour décider si c'est blanc ou noir. Je ne crois pas avoir ce problème. Je préfère avoir une opinion à un instant donné car cela guide mes choix. Sinon on est paralysé par l'hésitation : et si je me trompais ?
Je peux aussi changer d'avis car c'est normal d'évoluer dans sa réflexion au fur et à mesure qu'on est confronté à l'existence.
Cela m'amène à la démocratie.
Je pense que la démocratie est une bonne chose car les gens devraient toujours avoir le droit d'exprimer leur souhaits. Ils ont aussi droit de se tromper. Une minorité qui pense avoir raison ne devrait pas avoir le droit d'imposer sa vue à la majorité. C'est vraiment ce qui se passe en ce moment avec l'UE. Une clique auto-proclamée impose à toute l'Europe une direction opposée à celle d'une majorité. Bientôt je pense que tout le monde va s'apercevoir qu'il est devenu impossible de leur faire changer de direction. Alors que fait-on généralement quand on est dans un véhicule qui va vers un précipice ?
ON SAUTE !
Pour sauter de l'UE il faut utiliser l'article 50 du Traité de l'Union Européenne dont je met ici la première phrase : Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union.
Et je conclu ce billet qui part en cacahouètes que pour approfondir cette question de la sortie de l'UE, allez sur le site UPR, prenez le temps de consulter les conférences video, et adhérer si vous êtes d'accord avec les analyses et les solutions car les oligarques eux ne vous attendent pas, ils continuent leur œuvre de destruction et de mise en esclavage du monde.

jeudi, juillet 17 2014

Ce qu'on dit de l'Ukraine

Le problème de l'Ukraine est compliqué. J'essaye donc de rassembler ici des liens vers des articles et des vidéos qui permettent de mieux comprendre ce qui s'y passe.

Synthèse (les-crises.fr)

Régis Chamagne

Michel Collon (vidéo) Michel Collon Michel Collon

François Asselineau

Jacques Sapir

Robert Perry

dimanche, septembre 29 2013

Onfray

Je viens de me taper une heure de vélo avec Onfray dans les oreilles, c'est doublement fatiguant !

Il y a pas mal de sujets pour lesquels je suis d'accord avec Onfray (enfin ce que je comprends...), mais c'est bizarre il se dit libertaire. C'est un point de désaccord car moi je ne suis pas libertaire, du moins dans le sens où libertaire veut dire pas de loi, donc la loi de la jungle. Dans ce sens le libertarisme est la loi du plus fort donc ça je n'en veux pas. Je suis étonné que Onfray soit ce libertaire là donc c'est possible que j'ai mal compris.

Il y a un mot qui revient souvent c'est ontologie. Bon j'ai l'impression que tout le monde fait de l'ontologie comme monsieur Jourdain... Ah la la ces philosophes !

Sinon après avoir longuement parlé de la révolution, du communisme etc. une question posée l'amena sur l'interrogation de savoir quelles actions sont aujourd'hui révolutionnaires car il admet que faire une révolution comme dans le temps n'est plus possible à présent. Sa proposition est à l'image de Pierre Rabhi, de faire des choix de vie qui s'écartent de la norme qu'on veut nous imposer et d'être un minimum cohérent. Il est évidemment conscient que la conséquence de cela ne va pas apparaitre immédiatement comme une révolution mais il est important pour lui que chacun apporte sa contribution fut-elle minime afin que toutes ces contributions s'ajoutent un jour en quelque chose de plus grand.

Je suis d'accord avec cela, je fais moi-même quelques petites choses, mais le problème c'est que chacun peut très bien aller dans une direction différente de l'autre, et donc la convergence peut prendre très longtemps, et du temps à mon avis on n'en a plus trop avant que le fascisme généralisé s'installe. J'ai l'impression que les gens ne sont pas conscients de "l'extrèmisation" des gouvernements envers tout mouvement de protestation. Ce gouvernement de pantins idéologues qui par exemple envoie 20 CRS pour faire déguerpir de force une manifestation déclarée d'à peine 10 femmes pacifiques (évidemment, elles ne sont pas encore armées) qui veulent protéger la notion de lien mère-enfant (à Rodez).

Mais je m'égare, à propos de révolution cet interview de Frédéric Lordon est intéressante :


Frédéric Lordon : «Revenir aux monnaies... par Mediapart

Frédéric Lordon est en quelque sorte à l'opposé de Onfray car pour lui les actions que Onfray trouve révolutionnaire à terme, Lordon pense lui qu'elle ne changeront rien au niveau politique car les clés des changements sont dans les instances mondiales comme l'OMC, le FMI, la BCE, les Nations Unies etc. C'est à ces endroits que les ultra-libéraux mondialistes agissent et c'est là qu'il faut agir pour les contrer.

Cela va tout à fait dans le sens de l'UPR qui veut par exemple que la France récupère un siège entier à l'OMC et non pas un siège qui mélange tous les pays d'Europe dans lequel les voix individuelles sont noyées (dans les accords transatlantiques...). Dans la même logique l'UPR veut un siège au parlement européen pour pouvoir faire entendre une voix discordante (comme Nigel Farage fait entendre la sienne) dans un concert de consensus ultra-libéraux et anti-démocratiques.

Et je dirai pour conclure et rejoindre les deux bouts que mon adhésion à l'UPR est ma petite pierre pour amener la France à sortir du Titanic Union Européenne.

vendredi, juin 7 2013

Critique d'un nom de parti

Je voudrais critiquer le choix du nom de parti : UPR.
Une première critique est que quand on le prononce on à l'impression d'un mélange entre UMP et RPR, donc connoté à droite, ce qui est le comble pour un parti qui se revendique en dehors du clivage gauche-droite.
Cette critique à sûrement déjà été faite.
Je pense aussi à un autre problème : celui de la recherche sur le web. Étant donné que ce parti s'est créé sur internet il semble normal de s'intéresser aux moyens de se faire connaitre, donc aux moteurs de recherche.
Un petit tour des moteurs fait apparaitre plusieurs homonymes : l'Union Patronale Régionale PACA, l'Université Populaire et Républicaine, Union Portuaire de Rouen, Universidad de Puerto Rico etc.
On voit que ce choix n'est pas génial car c'est le problème des acronymes : ils sont tous déjà utilisés !
Cela aurait été plus judicieux d'inventer un nom quelconque sans signification car il aurait été inexistant sur internet. Il faut en tout cas éviter les acronymes. Je m'étais posé cette question quand j'ai choisi les mots "den makes music" pour mon nom d'artiste (hem...). Ce n'est peut-être pas génial comme nom mais l'avantage c'est qu'il n'y a pas de mauvais résultats de recherche.

samedi, juin 1 2013

Diviser pour régner

C'est désormais la devise de tous les dirigeants de droite comme de gauche, j'en veux pour exemple récent le fameux mariage pour tous (qui est d'ailleurs appelé par ceux-là même qui l'ont soutenu "le mariage homo"...), qui succèdent au débat sur l'identité nationale (avec l'UE la nation devient une espèce en voie de disparition). Mais ce n'est qu'un exemple parmi une multitude puisque cela devient le mode de gouvernement.
En effet quoi de plus intéressant en cette période de crise (dont les responsables sont au pouvoir) que d'occuper l'esprit des gens avec des problèmes minimes ? Je considère que les problèmes des homosexuels sont effectivement minimes par rapport aux problèmes de crise financière, environnementale et aussi politique, démocratique, du travail etc.
C'est intéressant car ces gens qui ont été divisés par des problèmes mineurs auront beaucoup de mal à se rassembler ensuite sur des problèmes majeurs car il sera facile de les monter les uns contre les autres en rappelant leurs différences dans tel ou tel domaine. Ainsi nos dirigeants fabriquent facilement des excités pour des problèmes non prioritaires du point de vue de l'intérêt général et des moutons pour les problèmes majeurs de la société qui nécessitent de s'entendre sur des fondamentaux.
Au contraire, les gens sont de plus en plus sans repères car les repères historiques moraux sont détruits peu à peu par l'idéologie ultra-libérale au nom de la sacro-sainte liberté.
Le but étant de fabriquer des consommateurs apolitique qui ne savent plus ce que devrait être une société démocratique de droit, mais qui ne pensent qu'à satisfaire leurs besoin de plaisir sans réfléchir une seconde aux conséquences à long terme. Le long terme n'existe plus, seul le présent compte quitte à sacrifier les principes qui ont fondé la civilisation.
Tout cela va très mal finir si on ne revient pas très vite sur terre. Même Jeremy Rifkin termine son livre "La 3ème révolution industrielle" en s'inquiétant de la rupture des enfants avec la nature. Le pourcentage d'enfants qui ont des loisirs dans la nature est de plus en plus faible tandis que ceux qui ne veulent plus s'éloigner de leur gadgets électroniques sont de plus en plus nombreux. Il s'inquiète de cela car un discours écologique face à des individus insensibles aux mystères de la nature n'a que très peu de chance d'aboutir.
Il n'est pas nécessaire d'aller sur Mars pour s'émerveiller, on a tout ce qu'il faut sur Terre mais protéger la Terre est contraire aux objectifs des multinationales. Donc on déracine les gens pour qu'ils ne s'émeuvent pas du massacre de la nature.
Moi même bien qu'étant fan de SF, je commence à avoir une indigestion d'illustrations de robots ou armures autonomes, de paysages de villes voir de mondes entièrement recouverts de bâtiments sinistres. Est-ce vraiment cela qu'on veut ? Un monde sans un seul arbre, où les enfants seront conçus dans les laboratoires de Monsanto car tout le monde sera devenu stérile depuis longtemps à force d'ingurgiter de la merde avec le sourire. Un monde en guerre permanente dans la peur du terrorisme pour satisfaire les marchands d'armes. J'ai lu tellement de romans de SF qui décrivent des mondes similaires que j'hallucine de voir tout cela arriver en réalité car contrairement à la SF on n'a qu'un seul monde.
J'ai l'impression de m'être un peu éloigné du sujet. Toujours est-il que je compte bien approfondir ces problèmes avec le livre de Dany-Robert Dufour que je viens de commencer : « Le Divin Marché. La révolution culturelle libérale » dont vous apprécierez le piquant de la couverture. Le divin marché
Tiens ça me fait penser à JP Petit qui décrit les inconvénients d'ITER dans cette video http://www.agoravox.tv/actualites/technologies/article/jean-pierre-petit-iter-mythes-et-39372. Il termine en vantant les avantages qu'il y aurait à développer la Z-machine mais il ne se pose pas la question de savoir si le but de l'humanité est vraiment de construire des usines à gaz pour consommer toujours plus d'énergie ? Pour faire quoi ? La guerre ? Le problème de la faim n'est pas un problème d'énergie mais de partage. Je pense qu'avoir plus d'énergie ne résoudra aucun problème comme la misère la faim, par contre cela satisfera notre besoin de machines qui pourront s'y nourrir. D'ailleurs à propos de machine, Jeremy Rifkin essaye d'imaginer ce que sera le travail dans le futur et c'est très bizarre. Il prédit que l'industrie va complètement disparaitre comme débouché de travail car tout sera fait par des robots et supervisés par quelques humains très compétents. Le reste de la population s'occupera dans ce qu'on appelle aujourd'hui les associations, le bénévolat etc. dans des domaines comme la santé par exemple. Ce n'est pas très clair mais je le trouve un tantinet optimiste car juste après il rappelle les nombreuses crises actuelles qui pourraient aboutir au chaos généralisé. C'est quand même à mon avis ce qui a une forte probabilité d'arriver si les dirigeants continuent d'essayer de sauver un système moribond.

Mise à jour: depuis ce billet, j'ai vu cette vidéo de JP Petit et je ne boude pas mon plaisir de constater qu'il est parvenu à la même conclusion que moi à savoir : la Z-machine va principalement servir à construire des bombes pour les militaires.
Du coup sa priorité ne serait plus dans ces technologies complexes mais dans la simplicité des centrales solaires thermiques comme Andasol en Espagne. Je ne peux qu'être d'accord avec ce but.

vendredi, mai 20 2011

Cheminade et le nucléaire

Dans son édito du 8 mai, jacques Cheminade dit Ce projet (l'abandon du nucléaire en Allemagne) implique une politique féroce de dépopulation : la finance folle alliée à une écologie devenue folle pour sauver l’oligarchie au détriment du monde.

Autant j'estime Cheminade pour sa vision de la finance, autant sur l'écologie et le nucléaire je trouve qu'il déconne grave.
Comment peut-on dire que l'écologie va sauver l'oligarchie ? Ca me parait être un renversement sémentique ahurissant. Comment penser que le nucléaire est une solution d'avenir pour le monde (en opposition à l'écologie) alors que son exploitation est faite en dehors de tout contrôle démocratique ? De plus l'énergie nucléaire est en soi anti-démocratique car ses effets son invisibles, sa technologie n'est comprise que par très peu de gens. Comment les citoyens non formés peuvent prévoir les conséquence d'une technologie que personne ne maitrise ? La preuve étant les drames de Tchernobyl et de Fukushima. Or la gestion du nucléaire impose de prévoir sur des durées qui dépassent la durée de vie des gens.
Et l'écologie, c'est l'écologie qui rejette des polluants radioactifs en mer dans les sols et dans l'air ? Non, alors il faut qu'il arrête de traiter les écologistes de fous. Si on les avaient un peu plus écoutés on n'en serait pas là.
Bref tout ça pour dire que la défense du nucléaire par Cheminade n'est pas sérieuse. Je suis d'accord pour sa politique de grands travaux, pourquoi pas, mais pas sur du nucléaire, pas sur les EPR ou sur ITER, car c'est de l'argent jeté par la fenêtre pour des technologies dangereuses et seules des industries privées le récupère en polluant l'environnement au passage, ce qui impact tout le monde et au delà des frontières.

jeudi, mai 12 2011

Asselineau et l'Europe

Et oui encore lui, François Asselineau a encore frappé fort !
ALLER VOIR CETTE VIDEO !!!!
C'est un ordre.
Il faudrait vraiment que tous les français en âge d'aller voter connaissent cette video, c'est plein d'informations hallucinantes sur la réalité de l'Europe.
Après ça, on n'a plus qu'une envie qui est de voter pour Asselineau pour qu'il nous sorte de cette horreur qu'est devenue l'Europe. Efficace hein !
Le problème c'est que les choses ne sont pas si simple. D'une part, son parti l'UPR est inconnu de tous le monde, et d'autre part ce n'est pas sûr qu'il puisse se présenter.
Ensuite sa stratégie politique n'est pas hyper claire. Pour faire simple il se la joue perso et tirant sur tous les autres. Je ne suis pas certain que ce soit une bonne tactique de dire aux gens que les partis pour lesquels ils ont l'habitude de voter sont des repères de traitres et de menteurs, même si c'est vrai. Il faut parfois un peu de diplomatie pour faire passer un message sans heurter et braquer.
Mais ces hommes politiques ont souvent un ego sur-dimensionné et la même chose existe chez Cheminade ou Dupond-Aignan (dans une moindre mesure je pense).

Toujours est-il que si ces thèmes étaient abordés pendant la campagne (dont je n'attends rien de majeur en fait), ce serait déjà un progrès.
Entre Asselineau et Chouard on a une idée assez précise de ce qui ne va pas en Europe. Et comme ça n'est pas près de changer, il faut quitter l'Europe pour sauver la France.
Est-ce que les gens qui ont des enfants sont confiants pour leur avenir ? Est-ce qu'ils pensent qu'ils vont pouvoir travailler dans un monde plein de possibilités ? Est-ce qu'ils pensent que l'industrie en France sera florissante ?, et l'agriculture ?, et la santé ? et les services publiques ?

L'Europe est un bateau qui coule. Est-ce qu'on veut aller sur un canot de sauvetage ou bien on continue de jouer de la musique ad lib jusqu'au naufrage final ?

dimanche, mai 8 2011

L'oligarchie ça suffit, ...

... vive la démocratie.
Un livre de Hervé Kempf plutôt intéressant, et qui essaye de décrire l'état de notre société dans laquelle on ne se sent plus vraiment en démocratie, mais pas (encore) en dictature. C'est l'oligarchie : le pouvoir de quelques personnes qui prennent des décisions pour tout le monde sans tenir compte du peuple. Le but des oligarques est de maintenir leur caste au pouvoir dans les meilleures conditions.
Tout cela sur fond de cette crise écologique qui nous forcera tôt ou tard à adopter un nouveau style de vie plus sobre.
Hervé Kempf propose de revenir à la démocratie pour résoudre ce problème qui semble insoluble actuellement, peut-être justement parce qu'on n'est plus en démocratie. Il ne propose pas de solution clé en main évidemment. Moi je sens confusément que l'individualisme forcené de notre société est un suicide collectif. Il me semble que si les gens collaboraient à un projet de société clair, les choses iraient mieux. Travailler plus pour gagner plus n'est pas un projet de société, c'est l'éloge de l'individualisme, de l'égoïsme. Le défi écologique est peut-être l'occasion de former un projet fédérateur pour changer notre mode de vie.
Néanmoins pour que les gens collaborent, il faut réduire les inégalités car impossible de se remettre en question pendant que les mêmes continuent leur train de vie démesuré (vous savez DSK et sa Porsche à 100000€, qui n'est surement rien du tout comparé à son compte en banque Suisse...).
Il parle aussi du dogme de la croissance en essayant de faire des calculs prédictifs dans différents cas d'augmentation du niveau de vie des personnes sur Terre. On aboutit évidemment à des impossibilités physiques.
Combien de temps encore les politiques vont miser sur la croissance productiviste alors qu'on sait que c'est une impasse ? Il faut chercher autre chose.

Ce fut une lecture facile. J'ai plus difficile qui m'attend: finir La stratégie du choc de Naomi Klein, dur dur, et Bidoche de Fabrice Nicolino : un pavé (pas de bœuf !).

samedi, février 26 2011

Présidence Sarkozy, un fiasco diplomatique historique : la vraie tache sur le drapeau

ceci_n__est_pas_un_pays.jpgPrésidence Sarkozy, un fiasco diplomatique historique : la vraie tache sur le drapeau

vendredi, janvier 21 2011

On sait ce qu'ils font...

...et on sait où cela va mener.

Lisez La stratégie du choc de Naomi Klein, j'en suis qu'au quart pour le moment. C'est une lecture passionnante qui revient en premier sur le passé des pays sud-américains comme le Chili confrontés à la dictature et l'ultra-libéralisme économique, sachant qu'ils fonctionnaient très bien avant dans le socialisme. J'ai été frappé par l'implication des USA dans les coups d'état pour instaurer ces dictatures. Alors on nous dit que les USA sont un pays ami. Mais il faut se rendre compte de ce que ce pays ami a fait contre les peuples d'Amérique du sud. Les USA ont plongés ces populations dans des massacres, des arrestations arbitraires, dans la torture. Tout ça parce qu'ils n'aiment pas les socialistes et qu'ils veulent imposer leur modèle économique. C'est de la folie furieuse. Evidement je ne parle pas de l'Afghanistan et de l'Irak car j'en suis pas encore arrivé là dans la lecture mais le parallèle est vite fait.
C'est aussi une lecture très effrayante car cela explique les mécanismes pour aboutir à un seul résultat : supprimer les classes moyennes, appauvrir la majorité pour enrichir une minorité au pouvoir. Dis comme cela ça parait banal mais les mécanismes par lesquels cela passe sont tellement proches (en beaucoup plus brutal quand même, à l'époque de Pinochet) de ce que la France vit depuis que la droite est au pouvoir (et même ceux d'avant en fait) qu'on est forcé d'être effrayé par la prévision que cela induit.
Alors, on ne peut pas dire que les dirigeants ne savent pas ce qu'ils font. C'est l'inverse, ils savent exactement ce qu'ils font et ce n'est pas pour le bien de la majorité, il faut s'en rendre compte.
Quand j'entends parler de la suppression des services publiques, de LOPPSI, de HADOPI, des propositions honteuses de MAM pour mater les tunisiens, de l'interdiction d'appeler au boycott des produits d'un pays qui massacre des milliers de gens et qui les enferme dans une prison à ciel ouvert (difficile de trouver lequel hein ?), je me dis que tout ça va dans le même sens : priver les gens de liberté, les surveiller car ils ont et vont avoir de plus en plus de raisons de se rebeller contre le pouvoir. Il faut donc préparer le choc.
Ce serait bien quelqu'un fasse la liste de toutes les libertés qu'on a perdues depuis 20 ans, de tous les services publiques bradés au privé, de toutes les régressions sociales qu'on a du accepter sous la menace de délocalisation. Je pense qu'une liste pareille aurait un impact fort sur les esprits.

La France et les pays européens sont vraiment sur une pente très dangereuse et j'ai peur que les gens ne le découvrent trop tard. Il y a pourtant un faisceau convergent d'indices mais c'est l'histoire de la grenouille dans l'eau qui chauffe...

mercredi, janvier 19 2011

U.P.R.

Allez, un peu de pub (encore !) pour ce parti politique qui propose tout bêtement de sortir de l'Europe.
Pour s'en faire une idée, rien de mieux que de lire la charte fondatrice. C'est diablement convaincant. En particulier quand il détaille les contradictions dans lesquelles sont enfermés les autres partis qui voudraient une autre Europe. Il dit tout simplement que c'est impossible, l'Europe ne peut pas ressembler à la France parce que ce sont 27 pays qui ont des intérêts divergents. Conséquence, pour retrouver notre souveraineté, il faut sortir. Bon je résume.
Je suis retourné sur ce site à cause d'un enregistrement radio auquel participe François Asselineau. Il a un peu de mal a exprimer sa pensée tellement en face c'est le déni de réalité mais il est clairement le plus convaincant des trois politiques. D'ailleurs il aurait fallu choisir des personnes plus intéressantes comme Mélenchon ou Dupont-Aignan par exemple. Mélenchon ne propose pas de sortir de l'Europe, donc ça devrait être intéressant de confronter leur points de vue. NDA veut sortir du traité de Lisbonne et de l'euro. Je ne suis pas sûr que ça veut dire sortir de l'Europe mais ça ne doit pas être très éloigné.
Enfin bon ce qui est sûr c'est que l'UPR ne pourra pas participer aux élections de 2012. Ils sont encore complètement inconnus. C'est dommage.

J'adhère au discours qui dit que reformer le fonctionnement de l'Europe est impossible. Pour cela il faudrait des consensus entre les pays et le seul consensus a été d'imposer une union économique sur le modèle ultra-libéral anglo-saxon, dont on voit aujourd'hui le désastre et la fuite en avant. Le référendum de 2005 aurait du permettre de remettre notre participation à l'Europe en cause. Il a été bafoué, donc la seule solution qui reste est d'élire un président dont le programme est la sortie de l'Europe. Finalement c'est simple :)
Je pense vraiment que ça pourrait donner un nouveau souffle à la France qui ne trainerait plus le boulet Europe. Alors on va me dire qu'il n'y a pas que du mauvais dans l'Europe. Je suis d'accord mais du coup il suffit de garder dans les lois françaises celle qui nous intéressent et jeter les autres. Ensuite on va me parler de la taxe carbone qui ne peut être faite qu'au niveau européen. C'est absurde. D'abord la Suède n'a pas attendu l'Europe pour faire la sienne, et en plus c'est un problème mondial, pas européen, et quand on voit qu'il ne se passe rien au niveau européen, ça veut dire que l'Europe ne sert à rien.
D'autres vont me dire : et la cours européenne des droits de l'homme, hein ? Bon là le problème c'est qu'il ne fallait pas élire Sarkozy non plus. Il ne faut quand même pas mettre n'importe quel fou à la tête de l'état. C'est vrai qu'ensuite il faut se rabattre sur les instances européennes qui gardent encore un sens.
Et puis les OGM (qu'on ne veut pas), le fromage au lait cru (qu'on veut) etc. Il y a plein de domaines où l'Europe veut nous imposer une vision, disons-le, venue des USA et dont on ne veut pas. Alors combien de temps on va supporter ces contraintes délirantes ? On peut avoir les mêmes problèmes en France, mais au moins on a plus de leviers (normalement) pour changer les choses puisqu'il n'y a qu'un seul pays à convaincre, et c'est déjà compliqué alors 27, c'est impossible.
Pour résumé : sortir de l'Europe pour retrouver notre souveraineté au lieu de l'abandonner à des instances non élues et qui virent au totalitarisme.

samedi, janvier 8 2011

Les recettes de l'état

Les recettes de l'état sont en baisse.
Ce post l'explique bien.
Il faut vraiment insister sur ce point car la dette de l'état est l'argument pour serrer la vis aux services publiques et réduire globalement les prestations sociales, alors que 120 milliards sont partis en exonérations fiscales.

jeudi, décembre 30 2010

L'assemblée constituante

C'est un projet qui permettra aux citoyens d'écrire une constitution valable.
En écoutant Etienne Chouard je me suis rendu compte qu'effectivement, une constitution ne doit pas être écrite par des élus politiques. C'est comme en informatique quand on fait écrire les tests à celui qui a écrit le programme, ça ne peut pas marcher, c'est intrinsèquement biaisé. Ca me donne une raison de plus de dire qu'on n'est plus en démocratie, car je doute que cette démarche aboutisse en France tellement tout est verrouillé. Mais on peut rêver.
L'Islande est en train de faire cette démarche mais c'est très peu médiatisé. On se demande pourquoi hein ?
Vous chercher assemblée constituante islande sur Google : on ne trouve aucun grand site d'information, c'est quand même dingue. A nous faire douter de l'information.
C'est idiot car la conclusion qui s'impose est que les grands media sont sous le contrôle de l'état.
Quand les élus du peuple ont peur du peuple, c'est que le régime est foutu. Il faut se rendre à l'évidence. Le problème c'est que les élus vont tout faire pour le maintenir sous perfusion car ils y trouvent des avantages.
D'où l'intérêt de changer de constitution et que ce soit le peuple qui l'écrive, du moins des gens non destinés à une carrière politique.
Bref, le site d'Etienne Chouard est très instructif.

Pour une constituante

jeudi, septembre 16 2010

Qui a dit ?

à propos du relèvement de l’âge légal de départ en retraite: « j’ai dit que je ne le ferai pas. Je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour cela »

Réponse: Nicolas Sarkozy sur RTL le 27 mai 2008

dimanche, août 9 2009

Décroissance

Je viens de finir le livre de Yves Cochet L'antimanuel d'écologie et je dois dire que ce livre est particulièrement anxiogène ;)
En particulier la fin du livre apporte des solutions pour que la catastrophe écologique, économique (...) soit limitée (déjà l'éviter est impossible ...), et c'est particulièrement angoissant sur les évolutions de mentalité que cela va demander (je ne sais pas quand d'ailleurs). Un exemple parmi d'autre pour limiter la consommation de pétrole (le but étant d'être de moins en moins dépendant) :
Etablir des quotas pour rationner l'essence, l'essence ne sera plus achetée avec de l'argent mais avec des bons d'achat octroyés par l'état.
Cette solution peut paraître extrême mais elle a l'avantage énorme de ne pas pénaliser les pauvres par rapport aux riches (ce qui va être le cas avec la future taxe carbone). Cette simple mesure permettrait un gain de 10% sur la consommation. Encore mieux les riches avec leur voitures qui consomment trop seront incités à acheter des voitures plus sobres si ils veulent faire plus de kilomètres, c'est pas génial ça !
Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter ce document que j'ai trouvé en cherchant Saving oil in a hurry dans google, c'est une analyse d'un document de 2005 (!) de l'IEA (International Energy Agency) mais en anglais qui expose tout un tas de mesures aussi effrayantes (innovantes) les unes que les autres.
Evidemment je suis 100% d'accord avec la plupart de ces mesures, mais j'ai du mal à imaginer le monde dans lequel elles pourront s'exercer, en particulier aucun politique actuel n'osera prendre de telles mesures car trop impopulaires. Le scénario le plus vraisemblable sera que les politiques ne feront rien de tangibles (sauf prendre des mesures inefficaces et antisociales), et qu'on sera dans l'urgence mis devant le fait accompli : il n'y plus de pétrole (ou trop cher) !

PS: à oui, un truc qui m'a bien travaillé aussi, dans son livre Yves Cochet parle d'un pic énergétique, plus seulement pétrolier ou gazier, mais concernant la production totale d'énergie qui doit chuter à partir de je ne sais plus quand, no futur qu'ils disaient ...

Un article en rapport histoire de flipper un peu plus ;)

mercredi, septembre 26 2007

A propos de cet article

là sur AgoraVox

Je suis d'accord avec l'analyse de l'auteur sur la politique de NS: il cherche plus à se débarrasser des problèmes qu'à les résoudre réellement. Cela est bien exprimé dans l'article, en particulier la conséquence de l'individualisme forcené qui déresponsabilise l'état.
Par contre je suis plus sceptique sur l'endoctrinement fait par les séries américaines. C'est vrai que la plupart du temps c'est grossièrement manichéens mais en cherchant un peu on peut trouver des séries plus ambiguës qui critiquent le système. Je me souviens que dans "Urgence" certains épisodes critiquaient le système de santé.
Toujours est-il que pour ma part j'évite de regarder les séries policières (et assimilées) qu'elles soient américaines ou françaises, c'est du pareil au même. Elles font l'éloge de la répression sous toutes ses formes et ça me rend dingue. Je ne supporte plus de voir des séries dans lesquelles les personnes manipulent des armes à feux comme si c'était normal. Personnellement le seul revolver (ou pistolet ??) que j'ai vu était dans le grenier chez ma grand-mère et il était tout rouillé. Il faut arrêter de faire croire aux gens que les problèmes se résolvent avec des coups de feux.
Alors pourquoi faut-il (à la télé et en réalité d'ailleurs) aller débusquer les terroristes de tout poils alors que par exemple la malnutrition entraine la mort d'un million d'enfants chaque année ? D'ailleurs si on posait les questions:
pourquoi il y a des terroristes, des pédophiles, des SDF, des marginaux, des gens qui ne veulent pas travailler, des gens qui ne travaillent pas assez , des gens qui ne consomment pas assez ??
Répondre à ces questions est plus important que de remplir les prisons. Le rôle de l'état n'est-il pas de protéger les faibles des puissants ? Sinon l'état n'est pas utile car c'est la loi du plus fort : la jungle. Sauf que nous sommes différents des animaux, nous réfléchissons sur notre sort, notre passé, notre avenir. Parfois on a l'impression que nos dirigeants voudraient que les gens soient des animaux à dresser. Le but de la vie n'est-il pas de rendre la vie meilleure ? Je doute que le moyen soit de valoriser l'individualisme.